Année 2005  
   
Les pêcheurs de requins-baleines ont atteint  leur quota annuel de prises          28/10/05  

Les pêcheurs taiwanais de requins-baleines ne pourront plus capturer ces poissons jusqu'à la fin de l’année, car, au cours des dix premiers mois de l’année, ils ont déjà atteint le quota de prises annuelles décrété par le ministère de l’Agriculture.

Par respect des conventions internationales pour la conservation des ressources et des espèces marines, et plus particulièrement celle concernant cette espèce, le ministère a fixé en juillet 2002 un quota annuel de 65 requins-baleines par an afin de protéger l’espèce.

En conséquence, il a signifié le 24 octobre aux pêcheurs taiwanais l’interdiction jusqu’à nouvel ordre de continuer à pêcher le requin-baleine. Cette décision implique aussi l’interdiction de détenir, de disposer ou de vendre ce poisson. Tout requin-baleine pris accidentellement devra donc être relâché en mer.
 
Un requin blanc parcourt 19.300 Km entre l'Australie et l'Afrique                       25/10/05  

Un grand requin blanc prénommé Nicole a parcouru plus de 19 300 kilomètres entre l'Afrique et l'Australie, apportant pour la première fois la preuve d'un lien entre les populations de requins des deux continents, selon une étude publiée vendredi dans la revue Science.

Suivre la trace d'un requin de l'Afrique à l'Australie est «l'une des découvertes les plus importantes sur l'écologie des requins blancs et «suggère que nous pourrions devoir réécrire l'histoire de ce puissant poisson», observe le principal auteur de cette étude, Ramon Bonfil, membre de la Wildlife Conservation Society (Société de préservation de la faune sauvage) de New York.

Nicole, nommée ainsi en hommage à l'actrice australienne Nicole Kidman, avait été équipée d'un dispositif de positionnement par satellite en novembre 2003. Cet appareil a permis de suivre son trajet de 99 jours entre l'Afrique du Sud et l'Australie. Six mois plus tard, elle était identifiée sur des photos prises le long des côtes sud-africaines.

Environ 24 autres requins blancs ont également été équipés d'un dispositif semblable. S'ils ont migré le long des côtes, seule Nicole a pris la mer. Mais Ramon Bonfil est persuadé qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé. Il confie qu'il «soupçonnait que ces requins effectuaient ce genre de voyages (...) mais nous n'avions auparavant aucune preuve».

 
Trois requins blancs repérés en Calédonie : surprise des spécialistes                07/10/05  

Des requins blancs ont été récemment repérés dans les eaux de Nouvelle-Calédonie, suscitant la surprise des scientifiques sur les migrations de cette espèce, a rapporté vendredi la presse locale.

En Août, une océanographe spécialiste des baleines et son équipe ont pu observer pendant plusieurs minutes un requin blanc d`un peu moins de quatre mètres qui tournait autour de leur bateau, dans le lagon sud de la Nouvelle-Calédonie.

"C`était la première fois que cela nous arrivait en plusieurs centaines de sorties. Il a tourné longtemps autour de nous et nous avons pu l`examiner sous toutes les coutures", a déclaré Claire Garrigue aux Nouvelles Calédoniennes.

Les deux autres requins blancs n`ont pu être observés mais tous deux ont largué dans les eaux calédoniennes la balise que des scientifiques néo-zélandais leur avaient posé dans le dos.

La première balise a été larguée début Septembre dans le sud, entre l`île des Pins et la Grande terre de Nouvelle-Calédonie, l`autre s`est détachée jeudi au large de Maré, dans l`archipel des Loyauté, a précisé Claire Garrigue à l`AFP.
 
 
Le requin, espèce en danger !                                                                       07/10/05

Chaque année, on tue environ 100 millions de requins à travers le monde, notamment pour fournir les marchés d’Asie du sud où les populations sont friandes des ailerons. La principale méthode de « pêche », si on peut qualifier ainsi ce jeu de massacre, est ce que les anglo-saxons appellent le « finning ». Cela consiste à couper les ailerons sur le requin encore vivant et de rejeter le reste du corps à la mer. Les animaux ainsi rejetés agonisent dans d’atroces souffrances...

C’est notamment le grand requin blanc qui est le plus vulnérable ; d’abord parce que ses ailerons sont particulièrement appréciés, ainsi que d’autres parties de son corps, mais aussi en raison de sa maturité sexuelle tardive et de son taux de reproduction assez lent. Ses effectifs ont subi une dramatique diminution en l’espace de quelques années, et malgré son inscription à l’annexe II de la CITES en 2004, l’espèce est en danger d’extinction.

Le Congrès américain a interdit le « shark finning » en 2000, dans les eaux américaines. Mais les requins doivent être protégés dans tous les océans. Pour cela, le shark finning doit être interdit à l’échelle mondiale et la demande d’ailerons de requins doit être significativement réduite.

Des associations de protection de l’environnement, comme Defenders of wildlife, pressent donc le gouvernement américain d’étendre cette interdiction à tout l’océan Pacifique.

http://www.savesharks.org/
 

Un lien existe entre requins blancs australiens et africains                                 06/10/05

Un grand requin blanc prénommé Nicole a parcouru plus de 19.300 kilomètres entre l'Afrique et l'Australie, apportant pour la première fois la preuve d'un lien entre les populations de requins des deux continents, selon une étude publiée vendredi dans la revue «Science».
Suivre la trace d'un requin de l'Afrique à l'Australie est «l'une des découvertes les plus importantes sur l'écologie des requins blancs et «suggère que nous pourrions devoir réécrire l'histoire de ce puissant poisson», observe le principal auteur de cette étude, Ramon Bonfil, membre de la Wildlife Conservation Society (Société de préservation de la faune sauvage) de New York.

Nicole, nommée ainsi en hommage à l'actrice australienne Nicole Kidman, avait été équipée d'un dispositif de positionnement par satellite en novembre 2003. Cet appareil a permis de suivre son trajet de 99 jours entre l'Afrique du Sud et l'Australie. Six mois plus tard, elle était identifiée sur des photos prises le long des côtes sud-africaines.
Environ 24 autres requins blancs ont également été équipés d'un dispositif semblable. S'ils ont migré le long des côtes, seule Nicole a pris la mer. Mais Ramon Bonfil est persuadé qu'il ne s'agit pas d'un cas isolé. Il confie qu'il «soupçonnait que ces requins effectuaient ce genre de voyages (...) mais nous n'avions auparavant aucune preuve».
»Tout le monde pensait qu'ils avaient un comportement plus côtier», précise-t-il.
Selon Enric Cortes, spécialiste des requins au sein de l'Administration américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA), il s'agit de la première preuve directe d'un lien entre les populations africaines et australiennes de requins blancs. Cette découverte n'étonne pas George Burgess, expert du Musée d'histoire naturelle de Floride. «Ce sont des animaux d'envergure importante qui ont la capacité d'effectuer de grands déplacements», explique-t-il.

Peter Klimley, spécialiste des requins à l'Université de Californie, juge pour sa part que la longueur du parcours de Nicole est «étonnante». Il rappelle que des éléments génétiques laissaient supposer que les deux populations étaient liées, «mais ce n'est pas la même chose que de prouver de tels mouvements réels», conclut-il.
 
Première arrestation à la Réunion                                                                 30/09/05

Bien que les enquêteurs réunionnais ne soient pas parvenus a affirmer clairement que le chiot retrouvé fin juillet dans une ravine de Sainte-Marie avait servi d’appât pour des requins, l’homme interpellé suite à cette découverte a été condamné vendredi dernier à trois mois de prison avec sursis et 5000 euros d’amende. Motif : actes de cruauté envers un animal domestique. Le jeune chien avait été retrouvé les pattes et les babine percées d’hameçons. Niant avoir voulu s’en servir pour attirer les squales, le prévenu a invoqué « un piège confectionné avec des hameçons pour protéger ses poules ». Marié à une enseignante et père de trois enfants, il n’était pas jusque là connu des services de police. Le tribunal a donc été clément, alors que le parquet avait réclamé un mois de prison ferme. La SPA de La Réunion s’était portée partie civile. L’association espère que « cette condamnation fera réfléchir ceux qui utilisent ces pratiques d’un autre âge ». Malgré le faisceau d’indices conduisant à l’interpellation de cet homme (matériel de pêche et mâchoire de requin retrouvés chez lui suite à une perquisition), l'individu n’a pas été condamné pour les faits dont il était soupçonné. Il n’empêche, pour le substitut du procureur Frédéric Almendros, cité dans le Journal de l’île, « nul doute que le jeune chiot a fait l’expérience d’une tentative maladroite (…) Ces faits correspondent à une réalité. La pêche au requin avec appâts vivants existe à la Réunion, même si ce genre de pratique est marginale. Elle jette l’opprobre sur tous les Réunionnais. C’est le tourisme, la société et l’inconscient collectif qui sont touchés ».
 
Opération anti-pêche au chien appât                                                              28/09/05

La traque aux barbares a commencé. Pendant près de 24 heures, sur réquisition du parquet de Saint-Denis, les gendarmes de la brigade nautique, de la gendarmerie maritime, de la section aérienne et de plusieurs brigades territoriales ont tout fait pour mettre la main sur ces pêcheurs de requins qui se servent de chiens ou de chats pour appât. En vain. Mais ils ne sont pourtant pas rentrés bredouilles.

“2000 km2 de mer côtière à surveiller avec deux bateaux, c’est comme chercher deux petits pois dans un terrain de football...” Le substitut du procureur Frédéric Almendros en charge, entre autres, de l’environnement, a mené les opérations en personne a bord de la Jonquille, le patrouilleur de la gendarmerie maritime. Non loin de lui, la vedette Saint-Alexis. A terre les gendarmes des BT, et en l’air, l’hélicoptère avec Xavier Nicolas, le directeur adjoint des affaires maritimes, organisme qui coordonne toutes les affaires de lutte contre les délits liés à la pêche. Une mobilisation due à la fois à la gravité des faits en cause, mais aussi à l’impact psychologique qu’ils ont eu, sur les amis des animaux, mais aussi sur le monde de la pêche, ulcéré par ce type de pratique et inquiet du regard porté sur eux. “En préparant cette opération, nous nous sommes mis dans la peau de ceux qui commettent ces actes abominables, explique Xavier Nicolas, et nous sommes pratiquement certains désormais qu’ils ne peuvent avoir été commis par quelqu’un qui appartient au monde le la pêche, professionnel ou amateur. D’abord parce que ce n’est pas dans l’éthique des pêcheurs qui ont du respect pour la pêche et leur proie. Mais aussi pour de simples raisons économiques. Le requin poisson désigné par la pêche au chien vivant n’a pratiquement aucune valeur marchande. Seul son aileron se négocie. Encore faut-il qu’il soit toujours livré avec l’animal entier. Il est illégal d’acheter un aileron seul. Or, le requin dégage de l’ammoniaque après la prise. Il gâte le reste de la cargaison. Les pêcheurs n’en veulent donc pas dans les cales.“ Ainsi, si le vieux dicton “là où il y a des requins, il n’y a pas de pêcheurs” se vérifie, il faut donc chercher ailleurs les auteurs de la pêche sauvage.

Par tous les moyens Par tous les temps.

Il se peut donc qu’elle se fasse sur l’eau, à partir d’une barque ou depuis la terre, mais il est peu probable qu’un long liner ou une vedette de big game fishing soit impliqué. “Les auteurs sont probablement des pêcheurs occasionnels, ils appartiennent à un autre monde et c’est pourquoi j’ai demandé aux brigades terrestres de se joindre aux recherches”, poursuit Frédéric Almendros Lundi, la première phase des investigations a permis le contrôle d’une douzaine de bateaux, entre 15 heures et 21 h 30 sur le secteur ouest. Hier, malgré le mauvais temps, le vent qui balayait le pont, la pluie et les embruns, les vérifications ont été plus nombreuses encore, de 4 heures à 11 heures, entre Saint-Paul et l’Anse des Cascades. “Nous sommes heureux du résultat, commentait le nouveau pacha de la Jonquille le lieutenant Patrick Tanguy, car il signifie que cette pêche est très marginale et c’est rassurant. Mais nous sommes déterminés à poursuivre les recherches”. “S’il le faut je réquisitionnerai des hélicoptères banalisés”, promettait Frédéric Almendros. “Dans chaque affaire, le directeur des affaires maritimes sera partie civile”, avertissait Xavier Nicolas. Hier, ces hommes décidés n’ont pas trouvé un chat, pas de chien non plus, mais ils savent que les animaux appâts existent et ils se sont promis d’y mettre fin.


Merci à Isa pour cette info !
 

Un surfeur bat un grand blanc à mains nues                                                    26/09/05

Un requin blanc a attaqué un surfeur, près d'une plage de Kangaroo Island, dans le Sud de l'Australie. Malgré quelques blessures, le jeune homme a résisté en frappant le prédateur à coups de poings.

Josh Berris peut se targuer d'être un homme chanceux et courageux. Alors qu'il surfait dimanche avec des amis au large de Kangaroo Island, en Australie du Sud, il s'est fait attaquer par un grand blanc mesurant plus de deux mètres de long — cinq selon certaines sources.

"Il attendait la prochaine vague, assis sur sa planche", a expliqué l'infirmier Dean George qui l'a pris en charge. Le requin l'a attaqué par en dessous, faisant tomber le surfeur de 26 ans dans l'eau. Selon un témoin, le prédateur s'est alors mis à tourner autour de sa victime. Laquelle a appelé à l'aide. Lorsque le requin a de nouveau attaqué, sortant la tête de l'eau, Josh Berris s'est défendu à mains nues, frappant le requin sur le museau et près de la bouche.

"Chez le requin presque tous les organes sensoriels sont concentrés sur la tête, en particulier le museau", précise à tf1.fr Bernard Séret, spécialiste des requins au Muséum national d'Histoire naturelle. La contre-attaque du surfeur a certainement surpris le requin, ajoute le scientifique, mais "elle aurait pu provoquer une réaction d'agressivité encore plus forte". Le grand blanc est d'ailleurs revenu une troisième fois à la charge, s'en prenant cette fois-ci à la planche du jeune homme. Josh Berris est parvenu à défaire le cordon qui le reliait par la cheville à son surf. Deux de ses amis l'ont alors tiré hors de l'eau avant de prévenir les urgences.

"Beaucoup de chance"

La victime a été évacuée par hélicoptère vers un centre médical à Adélaïde. Il souffre de lacérations sur les jambes et les mains mais ses jours ne sont pas en danger. "Oh, je pense qu'il a eu beaucoup de chance de s'en sortir indemne", a déclaré l'infirmier à la radio australienne ABC, pointant que la mer devait être infestée de requins.

Le Cap du Couëdic, où s'est produite l'attaque, abrite des colonies d'otaries, qui attirent par conséquent leurs prédateurs : les requins. Il est probable que le requin blanc qui s'en est pris au surfeur a confondu sa planche avec une de ses proies habituelles. La radio ABC rappelle que récemment, deux surfeurs australiens ont survécu à des attaques de grand blanc en les frappant dans le museau.
 

île de la Réunion ; BB entendu !                                                                    23/09/05

Brigitte Bardot, qui se bat depuis 1995 sur le problème des chiens et chats servant d’appâts aux requins, se réjouit de l’arrêté pris par le Préfet de la Réunion stipulant qu' "à compter du 10 septembre 2005 la détention de tout animal carnivore domestique, vivant ou mort, à bord des embarcations immatriculées à la Réunion est interdite dans les eaux territoriales de la Réunion...".Cet arrêté intervient suite à l'action de la Fondation Brigitte Bardot qui avait saisi en août dernier les autorités après la découverte de 2 chiots servant d’appât.

Brigitte Bardot s'était aussitôt adressée au ministre de l'Outre-Mer, François Baroin, lui demandant des sanctions exemplaires et un renforcement des contrôles.
M. Baroin, s'est alors entretenu longuement avec Brigitte Bardot, lui faisant part de son soutien.

La Fondation Brigitte Bardot remercie les autorités ministérielles et préfectorales de cette décision et de cette volonté politique qui vise enfin à mettre un terme à cette pratique intolérable.
 

Chiens de la Réunion ; ce n'est qu'un début !                                                  22/09/05

Alors que trois nouveaux cas de chiens martyrs viennent d’être découverts sur l'Île de la Réunion, vous avez été des milliers à signer la pétition lancée par le magazine 30 millions d'amis et à manifester votre colère. Ce n'est qu'un début.

Un autre chien, âgé d'environ 6 mois, a été retrouvé par un petit garçon. Recueilli par la SPA, les bénévoles et vétérinaires découvriront que le chiot a subi les mêmes tortures que le précédent : plusieurs hameçons dans ses pattes et du fil en nylon cousue dans son museau. Le chiot a depuis été adopté par un couple et a regagné la métropole. Il y a quelques jours, nous vous parlions de Chance, chienne retrouvée avec un hameçon et du fil de pêche enfoncé dans son crâne. Aujourd'hui, la chienne est sauvée et attend de nouveaux maîtres mais combien de chiens et de chats sont encore utilisés pour appâter les requins ? Même si ces actes sont sévèrement réprimés par la loi lorsque les auteurs sont pris en flagrant délit, il faut souligner que nous sommes face à une pratique largement utilisée par les pêcheurs sur l'Île de la Réunion. Et de l'aveu de plusieurs réunionnais, il sera très difficile de l'enrayée. C'est pourquoi vous devez continuer le combat en multipliant les témoignages d'indignation comme vous le faites depuis plusieurs semaines et en diffusant la pétition lancée par la fondation 30 millions d'amis. Les autorités ne pourront pas fermer les yeux bien longtemps. Plus d'infos.

 
Mickey cherche son Eldorado en Chine                                                             22/09/05

Main Street USA", hamburgers et hôtel Hollywood : Hong Kong est un nouveau Disneyland typiquement américain. Mais pour ne pas heurter les moeurs locales, il a dû adopter les incontournables chinoiseries : la fontaine pour drainer "l'énergie vitale", la soupe aux nouilles et les toilettes "à la turque". Car Walt Disney ne veut pas répéter l'erreur européenne. Lors de l'ouverture d'Euro Disney à Paris, le groupe américain avait fait fi des particularismes régionaux en bannissant par exemple la bière et le vin des parcs. "C'était une vraie bourde", avait admis Michael Eisner, pdg de Walt Disney.

Et pas question de la réitérer. "Nous avons essayé de nous adapter davantage à la tradition et à la culture des populations", estime Jay Rasulo, président des centres et parcs Disney. Avant de lancer la construction, Disney a ainsi consulté un maître du feng shui, art de vivre issu de la cosmogonie chinoise censé permettre l'harmonie grâce à un arrangement de l'environnement. L'expert a prédit que Disneyland connaîtrait des difficultés financières après 2023 s'il ne construisait pas une source dans le sud-ouest du parc. 

Pas de soupe de requin.

Le maître feng shui a décidé jusqu'à la date d'ouverture du parc et le nombre d'étages dans les hôtels : pas de deuxième, deux étant synonyme de maladie, ni de cinquième, qui porte malchance. Il n'y aura pas non plus de quatrième étage, car le chiffre "quatre" sonne comme "mort" en cantonais. En revanche, la salle de bal de l'hôtel Disneyland fera 888 m2, le "8" étant synonyme de bonheur. Dans la même veine, les chapeaux verts traditionnellement vendus dans les parcs Disney n'auront pas cours à Hong Kong car ils sont comme les cornes de cocus pour les Occidentaux. Le nombre d'horloges sera réduit au maximum -- on ne les offre que lors des funérailles -- et sept des huit restaurants du parc serviront de la cuisine chinoise et asiatique.

Le parc s'attend à ce qu'un tiers de ses cinq millions de visiteurs attendus la première année viennent de Chine continentale, un autre tiers de locaux et un peu moins du reste d'autres pays de la région, ce qui ne laisse que la portion congrue aux non-Asiatiques. Dans son souci zélé d'adaptation, la société américaine est allée jusqu'à accoler, aux côtés des toilettes "American Standard", des sites d'aisance "à la turque" qui, malgré leur nom, sont considérés par beaucoup de Chinois comme les seuls à même de recevoir leur séant. Mais le "monde magique" s'est parfois retrouvé sur le fil du rasoir, entre Orient et Occident. Comme dans les restaurants dignes de ce nom en Chine, Disney voulait offrir de la soupe d'ailerons de requins mais, face à la colère des défenseurs d'animaux, elle a dû la retirer de ses menus. Les visiteurs chinois seront également frustrés d'une autre de leurs habitudes: cracher restera interdit à Disneyland.
 

La Réunion chasse le requin à l'aide de chiens      l'Ouest                                  18/09/05

Tout commence le 18 août 2005, lorsque qu'une jeune chienne âgée d'un an et demi est découverte dans une forêt de la Réunion, un hameçon planté dans la patte, nouvelle victime de la pêche aux requins. La chienne est aussitôt recueillie par les associations locales de protection animale. Touchés par l'histoire de Chance, Danny Saval et Michel Drucker décident d'organiser son rapatriement en France métropolitaine. Chance est arrivée vendredi 09 septembre à 5h50 du matin et attend donc de nouveaux adoptants.
 
Menace sur les espèces de poissons en Afrique de l'Ouest                                  08/09/05

Dakar, Sénégal, 08/09 - L`augmentation incontrôlée de l`effort de pêche depuis une cinquantaine d`années fait planer une "sérieuse menace d`extinction" sur plusieurs espèces de poissons dans la sous région Afrique de l`Ouest, a déclaré mercredi M. Diop Mika Samba, chef du Projet d`appui à la mise en oeuvre du Plan sous régional d`action pour la conservation et la gestion durable des populations de requins (PSRA-Requins), relevant de la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP), qui regroupe plusieurs États de la sous région.

Cet expert s`exprimait à l`occasion d`une communication faite devant les participants à un forum régional sur la gestion concertée des ressources halieutiques et piscicoles qui tient ses assises à Dakar du 5 au 7 septembre.

Le chef du Projet PSRA-Requins soutient que "l`analyse de l`évolution des ressources halieutiques au cours des 50 dernières années montre que les stocks de la plupart des poissons céphalopodes et crustacés sont dans une situation de surexploitation ou de pleine exploitation".

Conséquence, "une baisse de 70% de la biomasse des espèces de poissons démersaux nobles en moins de 20 ans, c`est le cas notamment du pageot, des daurades roses, des dentés, du rouget, des capitaines ...".

En dépit de ce tableau sombre, la situation "la plus critique" est celle du `thiof` "dont le stock s`est effondré en moins de 10 ans", une espèce qui serait purement et simplement menacée "d`extinction", poursuit l`expert.

La même menace pèse sur "les pélagiques, les sardinelles, les chinchards, le maquereau, tous surexploités", a ajouté M. Diop, se fondant sur plusieurs études récentes.

Pour faire face à cette situation, l`expert plaide en faveur de "solutions alternatives pour stopper la dégradation des stocks et de leur environnement" par le développement de "l`aquaculture et de la pisciculture, mais aussi une diminution drastique de l`effort de pêche au niveau industriel et artisanal".

Organisé par l`Association Ouest Africaine pour le Développement de la Pêche Artisanale (ADEPA-WADAF), le forum de Dakar, qui réunit 109 participants venus de 16 pays, vise la création d`un code de conduite pour une pêche artisanale responsable dans le cadre d`une démarche concertée entre tous les acteurs de la filière.

 
 
Un nouvel appareil qui repousse les requins                                                      06/09/05

Beaucoup de personnes se font attaquer par les requins. Plusieurs ont peur de ces terreurs de la mer, alors ils ne vont pas se baigner dans le Sud par crainte d’en rencontrer un. Il est maintenant possible de se baigner dans ces endroits en toute sécurité.

La compagnie australienne SeaChange a développé un appareil qui est porté par les nageurs et qui fait fuir les plus redoutables requins. Cet appareil de la taille d’un téléphone portable est un émetteur produisant autour de la personne un champ électrique qui agit sur le système nerveux du grand poisson.

Quand il s’approche, il ressent de la douleur et plus il se rapproche, plus la douleur est forte. Alors il fait demi-tour.

Selon la compagnie, cela n'affecte que les requins, car ces derniers ont un système sensoriel unique. Le produit a été testé et a un taux d’efficacité de 100% sur des milliers de tests. Le SeaChange Shark Shield est vendu environ 500$.
 
Les requins rôdent                                                                                         30/07/05

Difficile d’affirmer qu’il y en a plus qu’avant. Une chose est sûre, les requins sont là, parfois tout près de nous, à deux pas des plages ou des spots de surf et de plongée. Certains évoquent un “désordre écologique” pour expliquer leur présence de plus en plus régulière. D’autres profitent de leur attirance pour nos côtes afin de s’adonner à une pêche à sensations fortes.

Des ailerons qui rodent à deux mètres de la plage, des pêcheurs qui voient leurs appâts dévorés par les squales... Les requins seraient-ils en train d’établir leur nid douillet le long de nos côtes ? Difficile à dire, même si les observations de squales semblent s’être multipliées cette année.

L’Observatoire marin de la Réunion (Omar) s’est efforcé de répertorier toutes leurs apparitions depuis le début de l’année. Au mois de janvier, c’est un plongeur qui signale un requin renard à Saint-Leu. Des requins bouledogue sont également observés à Sainte-Rose, Saint-Philippe, et à Saint-Louis par des pêcheurs sous-marins. Le 31 janvier, c’est un grand requin marteau qui est vu au large de Saint-Leu au cours d’une sortie en mer pour observer des dauphins.

“Je ne crois pas qu’il y en ait plus qu’avant. Au large, il y en a toujours eu beaucoup, mais en Baie de Saint-Paul, il n’y en a pas, ou alors, ce sont des petits”, assure Jean-René Enilorac, président du Comité régional des pêches. “En début d’année, il y a effectivement eu beaucoup de requins observés. Mais les conditions météorologiques de la saison des pluies sont favorables à leur présence près des côtes.

Les eaux sont troubles, l’eau qui ravine jusqu’à la mer emporte avec elle de nombreux déchets qui peuvent les attirer”, explique Mickaël Rard, président de l’Observatoire marin de la Réunion (Omar). Mais en plein mois de juillet, les explications sont plus difficiles. Le squale aperçu il y a quelques jours à Saint-Leu a été observé à une heure idéale, il est vrai : juste avant la tombée de la nuit, à l’heure où les squales ont besoin de se mettre quelque chose sous la dent. “Sur l’ensemble des attaques répertoriées depuis 1913, 94% ont eu lieu l’après-midi”, rappelle Mickaël Rard, et 60% des attaques se sont produites entre 16 heures et le coucher du soleil. A bon entendeur...
 

Un requin à deux mètres de la plage                                                                 15/07/05

Des habitants de Saint-Leu, sur l'île de la Réunion, ont observé pendant plus d’une heure ce squale qui chassait aux abords immédiats de la plage. A quelques encablures d’un spot de surf.
L’image est cruelle, car elle risque de hanter les esprits pendant quelques temps. Ce requin a été photographié lundi dernier, en fin d’après-midi, alors que les derniers rayons de soleil tombaient sur une plage de Saint-Leu, à quelques mètres du rivage, face au restaurant le Grand-Méchant Leu ( !).

“Mon fils était en train de pêcher, il a aperçu l’aileron dans l’eau, il nous appelés tout de suite”, raconte Doriane Devroede, qui habite à quelques pas de là. “C’était vraiment impressionnant, je n’avais jamais vu un requin de si près, je ne savais pas qu’ils venaient si près des côtes”, ajoute-t-elle. Pendant une heure et demie, le squale a fait des allers-retours, assez rapidement, en restant à proximité de la plage. “Il était à environ deux mètres de la plage, mais ce n’était pas facile de le photographier. J’ai réussi à prendre une photo, après il faisait trop sombre”, explique Doriane Devroede.

D’après l’Observatoire marin de la Réunion (Omar), il s’agirait d’un petit requin tigre, d’environ 1,50 mètre, qui chassait les poissons à deux pas du rivage. “A un moment, il me semble qu’il a attrapé sa proie, il a sauté violemment, mais je n’ai pas pu voir ce que c’était. C’est très difficile de savoir ce qui a pu l’amener ici”. D’autres riverains de ce morceau de plage affirment avoir déjà croisé les ailerons de requins à quelques mètres du bord. Des conditions idéales.

Mais pour l’Omar, qui invite à la prudence, “cette observation illustre encore une fois les circonstance favorables aux attaques de requins : fin de journée, eau trouble, moins d’un mètre d’eau, au niveau d’une passe”. Prudence donc, notamment pour les amateurs de surf, qui continuent souvent à taquiner les vagues après que les premiers rayons de soleil se sont couchés. “Est-ce bien raisonnable ?”, s’interroge Mickaël Rard, président de l’association. Des surfers étaient d’ailleurs en action à proximité du lieu de prise de vue, situé à proximité d’un spot de surf très fréquenté. “Dès que mon fils a vu le requin, je suis monté sur mon vélo et je suis allé prévenir les surfeurs. Mais ils ne m’ont pas crue, ils sont restés dans l’eau”, raconte Doriane Devroede.

L’Observatoire marin de la Réunion indique également que “depuis un mois, de nombreux gros requins marteaux, bouledogue et tigres sont signalés aux abords de Saint-Paul, et viennent régulièrement attaquer les appâts des pêcheurs au fond ou des pêcheurs au gros qui traînent des bonites dans l’espoir d’attraper un marlin”, explique Mickaël Rard.

 
Des requins à Deerfield                                                                                      10/07/05

Cela semble être l’année des requins dans l’Atlantique. Après deux attaques en Floride dont une mortelle,la semaine dernière, des requins ont été vus à Haulover Beach, la plage des naturistes et jeudi dernier, à Deerfield Beach, à quelques pieds de la rive.

Pour ce qui est de Haulover Beach, le requin a été attrapé par un homme qui pêchait sur le quai. Il avait peine à croire que le poisson au bout de sa ligne était un requin de 14 pieds pesant 425 livres. Vendredi, à Fort Myers, une jeune femme de19 ans a été mordue à une cheville et transportée à l’hôpital de la région. Son état n’inspire aucune crainte. Il s’agit de la troisième attaque de requin en moins d’une semaine sur une plage dans le golfe du Mexique.,

Durant ce temps sur une plage de New York, à Rockaway Beach dans le Queens, un requin de près de 6 pieds échouait sur la plage. Il était déjà mort mais tout le monde a eu une peur bleue.

Toute la côte Atlantique, du sud au nord est à risque selon les experts.
 
Deux adolescents ont été attaqués par des requins entre samedi et lundi               28/06/05

PANAMA CITY, Floride (AP) - Craig Hutto, un adolescent de 16 ans originaire du Tennessee, a eu une jambe amputée lundi et se trouvait dans un état critique après avoir été attaqué par un requin près de Cape San Blas, une destination soleil populaire de la Floride.

Samedi, une jeune fille de 14 ans, Jamie Marie Daigle, de Gonzales, en Louisiane, a également été victime d'un requin à environ 130 km de là sur une plage près de Pensacola. Malgré l'intervention rapide de nageurs qui l'ont ramenée à terre, la jeune fille est décédée.

Selon la police, Jamie Marie Daigle nageait avec un ami à une centaine de mètres du rivage quand le requin, mesurant environ deux mètres de long selon des témoins, l'a attaquée, la blessant très grièvement à la jambe.

Quant à Craig Hutto, il pêchait avec deux amis dans un secteur où l'eau ne leur arrivait qu'à la taille lorsqu'il a été attaqué par le requin.

Il a été conduit au Bay Medical Center à Panama City où il a été amputé d'une jambe. Son état était jugé critique, mais sa vie n'était pas en danger, a précisé une porte-parole de l'hôpital, Christa Hild.

Selon le capitaine Bobby Plair, du bureau du shérif du comté de Gulf, Craig Hutto et ses deux amis ont frappé le requin à plusieurs reprises sur le museau pour qu'il libère sa victime. Le jeune homme a été tiré sur la plage par ses amis puis secouru par un médecin qui passait par là.

Selon M. Plair, le requin mesurait entre 1,8 et 2,5 mètres de longueur.
Un expert de l'Institut des attaques de requins, Erich Ritter, a affirmé que, selon lui, les deux attaques n'ont pas été commises par le même requin.
 
Les requins baleines rétrécissent !                                                                      26/06/05

Sa taille : entre 15 et 18 mètres. Son poids : jusqu'à 10 tonnes ! Normal avec ces mensurations que le requin baleine soit le plus grand poisson du monde. Contrairement à ce que l'on pourrait penser,
le requin baleine est inoffensif. Il se nourrit principalement de plancton, de petits poissons et de crustacés.

Seulement voilà, le requin baleine a un souci : il semblerait rétrécir. Des observations faites par une équipe de biologistes australiens montrent en effet que ce poisson est de plus en plus petit.

D'après les relevés effectués dans la zone corallienne de Ningaloo, au large de la côte australienne, leur taille est passée de 7 m en moyenne à 5,5 m en 10 ans

Cette réduction de taille serait due à la mort des requins baleines adultes, victimes des filets de pêche et de collisions avec des bateaux.
 
Disneyland, ses manèges et sa soupe de requins ... suite                                    26/06/05

Disney a retiré la soupe d'ailerons de requin du menu de son parc à thème de Hong Kong après les vives protestations de militants écologistes contre ce projet, a annoncé samedi la compagnie.

Dans un bref communiqué, la société a indiqué qu'elle avait décidé de renoncer à servir ce plat controversé après n'avoir pas réussi à trouver des fournisseurs satisfaisants sur le plan écologique.

"Après une réflexion attentive et un examen approfondi, nous n'avons pas pu identifier une source d'approvisionnement écologiquement soutenable, ce qui ne nous a pas laissé d'autre choix que de retirer la soupe d'ailerons de requin de nos menus pour les banquets de mariage", précise le texte.

La décision de la compagnie de servir ce plat dans son parc de Hong Kong, dont l'ouverture est prévue en septembre, avait suscité de vives protestations dans les milieux écologistes internationaux.

Les défenseurs de l'environnement affirmaient que Disney manquait à sa responsabilité d'entreprise en servant un plat qui, selon eux, a contribué à une baisse brutale des populations de requins dans le monde.

Disney avait défendu son idée en faisant valoir que la soupe d'ailerons de requin était un plat traditionnel chinois.
 
Un requin tue une adolescente en Floide                                                            26/06/05

MIAMI - Une adolescente de quatorze ans est morte après avoir été attaquée par un requin alors qu'elle nageait avec une amie dans le golfe du Mexique, au large de la Floride. L'autre jeune fille, âgée elle aussi de 14 ans, a échappé de justesse au squale.

Un surfeur ayant assisté à la scène s'est porté au secours de la jeune fille et l'a ramenée sur le rivage en la transportant sur sa planche. Mais l'adolescente avait perdu beaucoup de sang et elle a succombé à ses blessures, a déclaré le shérif Frank Owens.

Les 48 km de plages du comté de Walton, bondées de baigneurs en quête de fraîcheur, ont été fermées à la suite du drame survenu peu avant midi.

Les attaques mortelles de requins sont rares. Le Recensement international des attaques de requins, un groupe qui a son siège au Museum d'histoire naturelle de Floride, a relevé l'an dernier dans le monde entier 61 attaques non provoquées de requins qui se sont soldées par sept morts. Le nombre d'attaques mortelles a été de quatre en 2003, trois en 2002 et quatre en 2001, selon le groupe.
 
 
Requins-boussoles                                                                                          16/06/05

On s’est longtemps demandé comment certains requins migrateurs pouvaient parcourir de très grandes distances en suivant des trajectoires étonnamment rectilignes. Une équipe de l’université d’Hawaii, aux États-Unis, vient de confirmer qu’ils sont capables de naviguer en utilisant le champ magnétique terrestre pour se guider.

Les chercheurs ont conditionné des requins à se diriger dans un bassin entouré d’un faisceau de fils de cuivre. Chaque fois que l’on y déposait de la nourriture, on envoyait un courant électrique produisant un champ magnétique. Après quelques jours, il suffisait d’induire ce champ magnétique pour que les requins se précipitent vers le garde-manger, qu’il contienne ou non de la nourriture.

Conclusion: les squales ont une boussole dans la tête. Reste à savoir comment ils peuvent “sentir” les variations des champs magnétiques puisque leur cerveau ne contient aucune trace de magnétite, ces petites particules minérales qui réagissent comme des aimants sous l’effet du magnétisme terrestre et grâce auxquelles les pigeons, et certaines taupes, peuvent s’orienter.

 
Le grand blanc capturé est enfin relaché !  ... suite                                              15/06/05

Garder un requin blanc en captivité ? De nombreux aquariums dans le monde ont tenté l’expérience… sans grand succès.

En effet, une quarantaine de requins blancs (Carcharodon carcharias) ont été relâchés, ou ont perdu la vie dans de telles tentatives au bout de deux semaines de captivité. Ainsi, l’Aquarium de Monterey qui gardait la jeune femelle depuis le mois de septembre dernier, détenait un record avec ces 198 jours de captivité, record qui n’a pas été établi sans mal pour l’animal !

Le requin blanc présentait des traces de blessures sur le museau, et son comportement était
de plus en plus agressif vis-à-vis des autres
espèces.

Dernièrement, la femelle avait même tué deux requins hâ (Galeorhinus galeus)...

Selon les experts de la Pelagic Shark Research Foundation de Californie, il devenait évident qu’elle manquait cruellement d’espace pour vivre dans de bonnes conditions. Elle avait grandi d’environ 40 cm et pris plus de 45 kg depuis son arrivée.

Est-ce cette importante croissance et la mort des deux autres squales qui ont enfin décidé l’Aquarium de Monterey à libérer la captive ? « Sa santé est excellente. Il est plus risqué de manipuler un animal de plus forte corpulence... » avait effectivement indiqué Randy Hamilton, l’un des responsables de l’Aquarium, avant de s’en séparer le 31 mars dernier. « Nous avions toujours prévu de la relâcher lorsque le temps serait venu » soutient-il.

Les biologistes sont satisfaits de l’expérience car ils affirment avoir appris une foule de choses en s’occupant d’elle pendant tout ce temps ; et les responsables, qui ont vu la fréquentation de leur établissement grimper en flèche le sont aussi ! En effet, plus d’un million de visiteurs sont ainsi venus l’admirer…

Avant de la relâcher dans la Baie de Monterey, une dernière mission a été confiée à cette mascotte. Les chercheurs l’ont marquée d’un « tag », un émetteur électronique qui se détachera au bout d’un mois.

Il fournira des renseignements sur ses mouvements le long des côtes, les profondeurs auxquelles elle plonge et la température des eaux qu’elle fréquente. L’Aquarium de Monterey, fort de cette première tentative, envisage de garder d’autres jeunes requins blancs en captivité à l’avenir. Est-ce réellement une bonne idée ? L’image du requin avec le museau abîmé qui a largement circulé a soulevé un doute chez les spécialistes.

Elle aurait même contribué à accélérer la libération de l’animal. Jusqu’à aujourd’hui, seules les plus petites espèces, également plus sédentaires, telles que les requins nourrices, taureaux ou citron ont relativement bien toléré les conditions de vie imposées par la captivité.
Même si le requin blanc est l’une des créatures marines les plus énigmatiques, avons-nous le droit de le "parquer" dans un enclos qui ne correspond aucunement à ses moeurs de grand voyageur... et de grand prédateur ?
 
Flipper contre les dents de la mer                                                                      08/06/05

Quand Flipper arrache les Dents de la mer. Tel aurait pu être le titre d’une histoire incroyable qui s’est déroulée près des côtes de Nouvelle-Zélande, il y a trois semaines de cela.

Trois maîtres-nageurs sauveteurs partent s’entraîner dans l’eau, à quelques mètres d’une plage proche de Whangarei, dans l’Ile du Nord de l’archipel néo-zélandais, raconte la BBC sur son site Internet. L’un d’entre eux est accompagné de sa fille ; pour un autre, il s’agit de son premier jour en tant que sauveteur volontaire. C’est alors qu’un grand requin blanc de trois mètres de long s’approche à quelques mètres du groupe.

Au moment où le prédateur disparaît sous la surface de l’eau, surgit un groupe de six dauphins, qui protègent les quatre humains en nageant autour d’eux. Selon les sauveteurs, "les dauphins étaient extrêmement agités et frappaient l’eau de leur queue, probablement pour essayer de dissuader" le requin d’attaquer, écrit la BBC. "On observe ce type de comportement chez les dauphins lorsqu'ils chassent ou qu'ils sont dérangés", explique à tf1.fr Céline Liret, chargée de recherche au laboratoire d'étude des mammifères marins du parc Océanopolis, à Brest.

La "barrière de défense" ainsi créée par les dauphins a sauvé la vie... des sauveteurs. Un exemple de solidarité entre mammifères ? Céline Liret avance des explications plus scientifiques : "Les dauphins sont peut-être intervenus pour défendre leur territoire". Car les dauphins, dotés d'os, sont capables de percuter le ventre des requins, dotés de cartilage donc plus fragiles. Autre hypothèse formulée par cette spécialiste des grands dauphins : les dauphins, qui "sont sensibles à la détresse et aux émissions sonores, surtout les cris d'enfants ou les aboiements de chiens", ont peut-être réagi aux cris ou aux appels à l'aide des sauveteurs ou de la jeune fille qui les accompagnait.

Reste que c'est la première fois que Céline Liret entend parler d'une telle histoire. "Il y a bien sûr beaucoup de récits de dauphins ayant sauvé des humains qui étaient en difficultés sur un bateau, y compris en Bretagne, indique-t-elle. Les gens expliquent que des dauphins sont apparus à l'avant de leur bateau et les ont guidés vers la côte. Mais ce comportement est habituel chez les dauphins ; il est donc compliqué de savoir s'ils 'suivaient' le bateau ou s'ils guidaient ses occupants".

Le dauphin a la réputation d'être le meilleur ami aquatique de l'homme mais ce n'est pas toujours vrai. "C'est un animal sauvage qui peut être agressif s'il est dérangé, surtout lorsqu'il s'agit d'individus solitaires", insiste la chercheuse d'Océanopolis. Deux grands dauphins solitaires fréquentent régulièrement les côtes françaises donnant sur l'Atlantique et la Manche. L'un d'eux, un mâle baptisé Georges par les Français et Randy par les Britanniques, s'est même donné en spectacle dans le port de La Rochelle en septembre dernier. Les autorités avaient appelé à la vigilance un public venu nombreux pour l'admirer car, lors de l'été 2003, un dauphin avait mordu un enfant à l'île de Groix et avait entraîné un plongeur vers le fonds, au large de Lorient. Flipper peut parfois faire flipper... Source TF1 ...
 

Disneyland, ses manèges et sa soupe de requins                                               06/06/05

Walt Disney a rendu sympathiques auprès des millions de spectateurs du monde entier de nombreuses espèces animales à poils, plumes ou écailles. Le Monde de Nemo a même suscité un vaste élan de sympathie pour la faune marine et pourtant, le groupe de divertissement américain suscite la colère des défenseurs de l’environnement pour l’intérêt particulier qu’il porte au requin. Ou plus exactement à leurs ailerons, qui seront consommés en soupe dans le Disneyland de Hong Kong, dont l’ouverture est prévue pour le 12 septembre prochain. Plusieurs ONG ont vivement condamné cette décision. "Disney devrait avoir conscience que les requins s'approchent rapidement du niveau de la surexploitation", a souligné Eric Bohm, porte-parole du Fonds mondial pour la nature (WWF).

En dépit du tollé suscité, le groupe américain a indiqué que ce plat prisé par la clientèle asiatique resterait au menu des restaurants de son parc. "Si les clients insistent, nous leur en servirons mais avec un dépliant les informant sur la manière dont on récupère les ailerons de requin", a expliqué Irene Chan, porte-parole du parc. "Ce sera écrit d'une manière appropriée mais ça expliquera l'impact environnemental de la pêche", a-t-elle ajouté, précisant que le dépliant est en cours d'élaboration avec la collaboration du groupe local de défense des animaux Green Power. "Il expliquera l'importance des requins pour l'écologie marine et la manière cruelle avec laquelle ils sont tués", a expliqué pour sa part le porte-parole de l'association, Cheng Luk-ki.

Eric Bohm dénonce une initiative "insensible" et "hypocrite" : "Pour Disney, offrir des dépliants à ceux qui commanderont une soupe aux ailerons de requins, afin d'en expliquer l'impact environnemental,  peut être comparé à une pharmacie qui vendrait des produits à base de cornes de rhinocéros et qui dirait : 'Nous aimerions souligner que le rhinocéros est une espèce menacée mais c'est à vous de décider'".

"Toutes les grandes espèces de requins sont en déclin", confirme à tf1.fr Bernard Séret, ichtyologiste à l’IRD et spécialiste des requins. "La pêche artisanale menace les requins côtiers tandis que la pêche industrielle, qui ne cible pas spécifiquement les requins, capture des requins du large tels le "peau bleue" et le requin soyeux", précise le scientifique. La FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, a lancé en 1999 un plan d’action pour la conservation et la gestion des populations de requins. "Actuellement, les plans d’action se multiplient dans le monde, en Méditerranée, en Australie, aux Seychelles…", indique Bernard Séret.

L’objectif n’est pas d’interdire la soupe d’ailerons de requins, précise-t-il, mais de ne plus pêcher les requins pour leurs seuls ailerons et notamment, d’interdire le "finning", pratique qui consiste à découper les ailerons sur un requin vivant. "En incitant à une meilleure utilisation de la carcasse, on provoquera un ralentissement de la pêche aux requins car les pêcheurs ne veulent pas encombrer leurs cales avec des requins", pointe le spécialiste. Résultat : moins de requins seront pêchés, plus leur prix augmentera… et la soupe aux ailerons de requins redeviendra un met de luxe, réservé à quelques privilégiés.

 

Préservation du requin baleine en Australie                                                     12/05/05

AUSTRALIA should take a leading role in international efforts to preserve the vulnerable whale shark species, says West Australia's environment minister.

Amid calls today for an end to commercial hunting of the world's largest fish, state Environment Minister Judy Edwards said the federal government had a responsibility to spearhead a conservation and protection program for the whale shark.

Dr Edwards was releasing an official document on behalf of delegates to the International Whale Shark Conference in Perth, asking nations throughout the world to replace harvesting of the fish with eco-tourism instead.

With a slaughtered whale shark worth $8000 or more on the Taiwanese market and some impoverished coastal communities relying on the fish for food, the challenge was to offer viable alternatives, CSIRO marine research director Dr John Keesing said.

Australia was one of 12 countries, including the US, Brazil and India, where the whale shark was protected, he said.

An average whale shark, which is non-predatory and feeds on plankton, is about 12 metres long and can weigh more than 13 tonnes.

"The whale shark's greatest asset is its enormous popularity," Dr Keesing said.

"Time and again conference papers point to the species being worth far more alive than dead."

At WA's Ningaloo Reef, where visitors scuba-dive with whale sharks, eco-tourism was valued at $12 million a year, he said.

Dr Edwards said some countries had already recognised nature-based tourism was more valuable to the economy than killing whale sharks.

"So we have a model that we believe can be appropriately adopted to local communities and we are encouraging that to be taken up," Dr Edwards told reporters.

"In Western Australia we've already identified what we believe to be a decrease in the number of whale sharks and a decline in the size of the whale shark.

"We're very worried they will just decline away unless some strong action is taken.

"The biggest fish in the ocean deserves our protection."

Dr Edwards said she would lobby Federal Environment Minister Ian Campbell, who announced the formal adoption of a whale shark recovery plan earlier this week, to take an international leadership role on the issue.
 

Un surfeur australien repousse un requin avec sa planche                                   6/04/05

Un surfeur australien a repoussé samedi l'attaque d'un requin avec sa planche au large de Sydney et est retourné dans l'eau quelques heures plus tard, ont déclaré des sauveteurs.

Chris Chapman, maître nageur sur la plage de Bronte, a rapporté que l'homme, âgé d'une trentaine d'années, avait été attaqué par un requin de 2,5 m de long.

Gardant son calme, il a repoussé le squale en lui mettant sa planche dans la gueule.

Quelques heures plus tard, il surfait de nouveau ...
 

Les requins fourmillent                                                                                  02/04/05  

Les plongeurs s’étonnent du grand nombre de squales aperçus ces dernières semaines dans l’ouest de l’île. En revanche, les dauphins semblent se faire plus discrets du côté de Saint-Gilles, où le développement des jet-skis pourrait les incommoder.

Les yeux rivés sur les dents de la mer, l’Observatoire marin de la Réunion constate depuis deux mois une présence particulièrement importante de squales dans les eaux réunionnaises, de Saint-Gilles à la Pointe au Sel, à Saint-Leu. “Ces requins ont été observés par les clubs de plongée essentiellement, or ce type de rencontres est relativement rare d’habitude”, explique Mickaël Rard, directeur de l’Observatoire marin de la Réunion (Omar). Un requin renard a notamment été observé à Saint-Leu il y a deux mois, à seulement 20 mètres de profondeur, alors qu’il s’agit d’un requin de fond. Beaucoup plus récemment, trois requins bouledogue, de belle taille, ont été vus sur le spot de Saint-Leu, au niveau de la ferme corail, tôt le matin.

Les jet-skis feraient fuir les dauphins

Le 20 mars, cinq requins gris ont également été vus à la Pointe au Sel, par 60 mètres de fond. “L’un d’eux faisait plus de deux mètres de long”, rapporte Mickaël Rard. Mardi dernier, un requin à pointe blanche a été aperçu quelques secondes devant Saint-Gilles par des plongeurs à environ 20 mètres de fond. Difficile d’expliquer avec certitude cette présence importante de requins ces derniers temps. L’Omar évoque bien sûr la situation météo, et les pluies abondantes de ces dernières semaines, qui ont eu pour conséquence de troubler l’eau à proximité des côtes. Mais l’Omar avance une autre hypothèse. Depuis quelque temps, des clubs de chasse sous-marine appâteraient les thons avec du poisson, près de la Pointe au Sel. Voyant là de bons repas servis sur un plateau, les requins s’inviteraient au dîner. En revanche, l’Observatoire marin s’inquiète du faible nombre de dauphins observés ces derniers temps. Une absence qui pourrait être due selon l’association à l’implantation de clubs de jet-ski à Saint-Gilles, qui occasionneraient des nuisances sonores, et feraient fuir les mammifères.
 

Des requins en Floride                                                                                30/03/05

Des centaines de requins effraient les baigneurs des plages de Delray Beach depuis quelques semaines. Les autorités ont noté six endroits où les requins sont à peine à 150 pieds des côtes.

Personne n’a été blessé mais les autorités songent sérieusement à fermer les plages encore une fois par mesure de précaution. Il y a deux semaines, trois plages de Delray ont été fermées à cause des requins.

 
 
Un grand blanc en captivité                                                                           23/03/05

Les grands requins blancs ne supportent pas la captivité, laquelle ne fait que renforcer leur agressivité naturelle. Une jeune femelle présentée depuis 6 mois dans un aquarium californien vient ainsi de blesser mortellement deux autres squales. Plusieurs sociétés naturalistes réclament sa remise en milieu naturel.

Les requins blancs mesurent en moyenne 4,5 m de long et peuvent peser jusqu'à 700 kg. Quelques rares spécimens dépassent les 6 m. Ils se déplacent constamment à la recherche de nourriture, le plus souvent autour de chapelets d'îles où se reproduisent des pinnipèdes (phoques, lions de mer, morses), leur plat favori. On les trouve dans pratiquement toutes les mers du globe, y compris la Méditerranée, à l'exception des zones arctique et antarctique.

Leur taille les rend dangereux pour l'homme, même si ce dernier est en fait très rarement attaqué. Entre 2000 et 2003, toutes espèces confondues, 50 à 80 attaques de requins sur l'homme ont été répertoriées par an. Moins de 10 % des personnes attaquées ont succombé à leurs blessures. Plus de la moitié des victimes étaient des surfeurs. Les chercheurs expliquent le nombre important d'attaques sur cette population par le fait que les requins peuvent confondre les planches de surf avec des phoques, surtout lorsque le surfeur est allongé dessus.

Le spécimen de grand requin blanc présenté à l'Aquarium de Monterey Bay, en Californie, est une jeune femelle âgée d'un an. Elle mesure 1,6 m de long pour 40 kg. Ramenée dans ses filets par un pêcheur, elle est à l'Aquarium de Monterey Bay depuis le 15 septembre 2004.

Le directeur de la fondation pour l'étude des requins pélagiques, Sean van Sommeran, juge que l'animal ne peut que pâtir de la captivité. Selon lui, les requins blancs, qui parcourent quotidiennement 80 km en milieu naturel, sont tout simplement inaptes à la vie en aquarium. De fait, jamais aucun requin blanc n'avait jusqu'à présent survécu plus de 16 jours en captivité. Pour Sean van Sommeran, le fait que la jeune femelle ait attaqué d'autres requins (des aiguillats communs) montre qu'elle est de plus en plus agitée, et qu'il devient urgent de la libérer.

Le responsable scientifique de l'Aquarium de Monterey Bay, Randy Kochevar, juge pour sa part que l'animal est en bonne santé. Il soutient que le maintien en captivité d'un tel spécimen est une opportunité unique pour les chercheurs de mieux connaître la biologie et le comportement du grand requin blanc. Mais les vraies motivations de la direction de l'aquarium à conserver son requin blanc sont sans doute plus économiques que scientifiques : le « bassin du grand requin blanc » a déjà attiré plus de 700 000 visiteur depuis son ouverture, preuve de la fascination que ce super prédateur continue d'exercer sur le public.
 

Les requins massacrés par la pêche fantôme                                                  23/03/05

Le ministre irlandais de la Pêche Pat Gallagher a lancé un appel vendredi à la lutte contre le massacre de centaines de milliers de requins dans l'Atlantique nord, victimes de vieux filets abandonnés par les pêcheurs, un phénomène appelé "pêche fantôme". Selon M. Gallagher qui a mis en avant un rapport récent sur le sujet, ces filets à la dérive après avoir été abandonnés par les pêcheurs de plusieurs pays ont entraîné la mort "d'environ un million et demi de requins au cours de la dernière décennie". "Le problème est notamment important à l'ouest des côtes écossaises et norvégiennes", a-t-il précisé. Insistant sur la gravité de cette "pêche fantôme", le ministre irlandais a souligné que souvent ces filets étaient abandonnés au large, dans les eaux internationales, et qu'il fallait donc une action internationale. "Un procédé de récupération des filets perdus pourrait être développé dans le cadre d'un projet pilote dirigé par l'Union européenne et la Norvège, mais ce n'est pas un problème simple à gérer", a-t-il plaidé.
 

 
Les requins nettoyeurs du lagon                                                                    20/03/05

Avant d'être un paradis terrestre aux couleurs enchanteresses, le lagon de Nouvelle-Calédonie est un paradis pour les requins. On a l'habitude de les considérer comme de redoutables prédateurs alors qu'ils sont essentiellement d'opportunistes charognards, pas regardants sur le menu : plumes, nageoires ou poil, tout est bon. Parmi les séquences étonnantes de ce documentaire qu'on a mis plus de quatre années à tourner, il y a cette scène encore jamais vue du plus grand animal terrestre, une baleine bleue affaiblie, attaquée et dévorée par des cohortes de requins.

Avec ses 180 millions de kilomètres carrés d'eau, le Pacifique est le plus grand océan du globe. Dans les lagons, le plus redouté de tous est le requin tigre. Même les oiseaux marins, qui semblent hors d'atteinte sur leurs bancs de sable, deviennent leurs victimes, surtout les jeunes albatros à pieds noirs qui, après des semaines d'entraînement au sol, tentent leur premier décollage avec leurs ailes de géant. L'entreprise est difficile et hasardeuse, mais les requins ont une mauvaise vision et ils attaquent à l'aveuglette, réussissant rarement du premier coup de gueule à capturer leur proie.

Avec ses 24 000 kilomètres carrés, le lagon de la Nouvelle-Calédonie est le plus grand du monde. Un paradis exotique, avec ses îles de rêve et ses jardins de corail. Mais même les plus beaux décors du monde ont un envers. Dans les cités sous-marines, à longueur de temps, on s'entredévore. Partout où la vie foisonne, la mort est aussi bien présente.

Le lagon est une sorte d'organisme géant qui produit des déchets. Que l'on soit mort ou seulement blessé, on n'échappe pas aux charognards. Toute créature qui n'est pas pleinement en possession de ses moyens sera vite éliminée.

Le lagon n'est pas parfaitement clos. L'eau de l'océan y pénètre à certains endroits par des passes, des brèches ouvertes dans cette immense barrière de corail. Ce n'est donc pas un hasard si on y voit souvent patrouiller un des experts du service d'entretien du lagon, le requin corail. Il circule à son aise dans le récif à la recherche de proies faciles.

Tout animal vivant dégage certaines ondes ainsi qu'un champ électrique particulier. Et les requins ont dans le museau un réseau de terminaisons capables de détecter ce champ électrique. Un champ d'un millionième de volt par centimètre carré suffit à stimuler ses électrorécepteurs et à guider le requin vers sa victime. Mais ce radar ne fonctionne qu'à courte distance.

En débarrassant le lagon des animaux blessés ou malades, le requin corail fait un véritable travail écologique. De plus, il lutte sans le savoir contre une terrible nuisance en déchiquetant les filets de pêche perdus.
 

 
Les requins envahissent les côtes de Floride                                                     19/03/05

C'est l'alerte sur les plages de la Floride: plusieurs bancs de requins ont été aperçus au large des côtes au cours de la semaine.
L
a baignade a été interdite à certains endroits.

Selon les spécialistes, les requins sont dans leur migration annuelle, mais des sauveteurs ont indiqué n'avoir jamais vu autant de requins en même temps.

Les experts affirment qu'ils n'attaquent généralement pas les humains, mais qu'à l'occasion des nageurs peuvent être confondus avec de la nourriture.


Heureusement, aucun incident n'a été signalé pour le moment.

 

Observatoire à la Réunion                                                                               14/03/05

L’Observatoire marin de la Réunion souhaite améliorer l’étude de la faune et de la flore sous-marines réunionnaises, et mieux diffuser les connaissances sur ce milieu auprès du grand public.

Nous allons mener des recherches scientifiques qui ne sont pas réalisées par les organismes officiels”, explique Mickaël Rard, directeur de cette association créée il y a maintenant près d’un an, et qui compte déjà une trentaine de membres. L’Omar souhaite d’abord mettre à jour les données scientifiques. “Il faudrait être en mesure de connaître le plus précisément possible l’état de la ressource à la Réunion.

Quelles espèces sont présentes, dans quelle proportion, dans quelles conditions on les observe... ?”, poursuit Mickaël Rard, qui prépare une thèse en écologie marine sur le récif réunionnais.

Un travail de ce type a pourtant été réalisé l’année dernière, à la demande du Parc marin. Mais d’après l’Omar, le rapport reste très largement erroné. “En lisant ce rapport, on découvre qu’il n’y a pas de requins-marteau à la Réunion, qu’il y a une seule espèce de baleines, et seulement deux espèces de requins.

Or, on sait pertinemment, et chacun peut le vérifier, qu’il y a bien des requins-marteau ici. On a pu observer au moins 7 ou 8 espèces de requins, et au moins 4 types de baleines dans les eaux réunionnaises”, assure-t-il.

Pour mieux connaître la biodiversité sous-marine de la Réunion, l’Omar compte mettre en place un vaste réseau de surveillance, avec des connexions dans tous les milieux en contact avec l’océan : plongée, surf, pêche sportive... “

A chaque fois qu’un surfeur observe la présence d’un requin, il peut nous contacter et nous dire où il l’a vu, quand, à quelle heure, dans quelles conditions climatiques, quel comportement il avait... C’est avec ce renseignement que nous pourrons bâtir une grande base de données et avoir une connaissance beaucoup plus fine de ce qui se passe sous la mer”, explique Mickaël Rard.

Parallèlement, l’Omar souhaite communiquer beaucoup plus largement les résultats de ces observations et de l’étude de la faune et de la flore sous-marines. “La plupart des études restent connues par une poignée de personnes. Nous voulons vulgariser et diffuser ces informations à un maximum de gens, y compris aux enfants”, explique l’association. Un site Internet (www. omar. fr) est en cours de création, un livre, Les Trésors du lagon, devrait être publié le mois prochain.

 

Attaques de requins                                                                                        16/02/05

Les attaques de requins ont légèrement augmenté en 2004 dans le monde, et la tendance générale est à la hausse, selon une étude publiée par le centre international sur les attaques de requins (ISAF), dont le siège  est en Floride, aux États-unis.  

Au total, 61 attaques ont été enregistrées l'an dernier à travers le monde, qui ont fait sept morts, selon l'ISAF. Elle sont en augmentation par rapport à 2003 (57). Il y a eu 63 attaques de squales en 2002, 68 en 2001 et 78 en 2000.  

L'augmentation du nombre d'attaques observées ces 10 dernières années est tout simplement due
à une augmentation de la présence humaine dans l'eau, a déclaré George Burgess, directeur
du centre. 

Pour éviter une rencontre avec ces animaux, le responsable recommande notamment de ne pas s'aventurer seul trop au large, les requins s'attaquant rarement à un groupe, et d'éviter de porter
des objets brillants qui les attirent.
 
Recherche sur le requin bleu                                                                            05/02/05  

Steve Campana, un chercheur de l'Institut océanographique de Bedford, a expliqué qu'à chaque année, des millions de requins bleus mordent aux hameçons utilisés par les pêcheurs de thons et d'espadons. Ces requins sont remis à l'eau, mais personne ne peut dire avec précision quel est leur taux de survie. De plus, les femelles adultes ne sont jamais capturées.

Tout ce mystère inquiète les chercheurs. Ils affirment que des informations plus détaillées sont nécessaires pour comprendre le rôle du requin bleu dans son écosystème. Selon Steve Campana, l'institut de Bedford veut aussi éviter que le requin bleu aboutisse sur la liste des espèces menacées, comme le grand requin blanc.

Cet été, pendant la saison de la pêche au thon et à l'espadon, des appareils électroniques seront fixés à une nageoire des requins qui seront accidentellement capturés. Ces requins seront remis à l'eau. Pendant trois mois, le dispositif enregistrera des données toutes les cinq minutes.

Au terme des trois mois, l'appareil se détachera du requin et remonter à la surface. Il sera alors prêt à transmettre par satellite toutes ses données. Steve Campana croit que les conclusions de cette étude pourront confirmer si les engins de pêche au thon et à l'espadon doivent être modifiés ou non pour préserver cette espèce.

Les émetteurs, pour la plupart, seront fixés sur des requins qui fréquentent les eaux bordant la Nouvelle-Écosse. La recherche durera trois ans.
 

Les coraux de Thaïlande endommagés, mais pas détruits                                   10/01/05  

Les récifs coralliens, les mangroves, les poissons, les requins et toute la faune et la flore marines ont été endommagés par les violents raz-de-marée qui ont balayé dimanche l'Océan indien, notamment la côte sud-ouest de la Thaïlande, après un séisme au large de Sumatra, en Indonésie.

La mer des Adamans est très prisée des plongeurs du monde entier en raison de la beauté de ses coraux. Alors que la plupart des centres et boutiques de plongée, situées sur les plages, ont été balayés par les tsunamis, en particulier sur l'île de Phi Phi Don et à Phuket, la plupart des sites où l'on trouve des récifs coralliens ont été apparemment relativement épargnés.

Les dommages subis par les coraux peuvent à leur tour affecter les populations de poissons qui dépendent des récifs pour leur survie et leur reproduction. Les requins de récifs ont littéralement disparu des récifs coralliens ...
 

L'oeil du prédateur                                                                                         10/01/05  

L'
’une des armes secrètes des prédateurs marins, comme les thons, les espadons ou certains requins, résiderait dans la température de leur œil. Ces poissons chassent généralement des proies vives et agiles, et la rapidité de leur regard est un atout précieux pour les attraper. Ces prédateurs disposent d’un système rare de ‘’chauffage’’ capable d’augmenter leur température interne. L’espadon peut ainsi maintenir la température de son cerveau et de ses yeux de 10 à 15°C au-dessus de la température de son milieu ambiant (environ 3°C).

Kerstin Fritsche (University of Queensland), Richard Brill (National Marine Fisheries Service) et Eric Warrant (University of Lund) ont réalisé des ‘’électrorétinogrammes’’ sur des rétines d’espadon fraîchement pêchés. Ils ont ainsi pu constater que plus l’œil est chaud, plus la réponse de l’œil aux stimuli est rapide. En fonction de la profondeur à laquelle nage l’espadon, la vitesse de traitement de l’information visuelle peut être jusqu’à dix fois plus rapide grâce à cette endothermie de l’œil.

Les chercheurs, qui publient leurs travaux dans la revue Current Biology, estiment que ces conclusions peuvent s’appliquer à d’autres prédateurs endothermiques comme les thons, les requins taupes ou le marlin bleu.

 
Les requins squattent les vagues du Sud !                                                         01/01/05  

Jamais le pic du Diable n’aura si bien porté son nom. Il plane sur ce coin de littoral battu par les vents une atmosphère digne des Dents de la mer, le spectre d’une attaque de requin n’y ayant jamais été si pesant. Oppressant même.

Dimanche, le Jet’ Surf Club de Saint-Pierre a ainsi appelé ses licenciés à la plus grande prudence. Seul mot d’ordre : éviter impérativement de surfer au pic du Diable et à Ti Paris.
Le message est semble-t-il passé.

Recrudescence :

Hier matin, la houle était belle. De parfaits rouleaux s’élevaient des flots avant de se perdre en écume sur le rivage. Des conditions que ne renierait d’ordinaire aucun surfeur. Pourtant, personne. Pas une planche à l’horizon. Le spot a été déserté par les planchistes. Seuls quelques pêcheurs peuplent le promontoire de lave.
L’un d’entre eux se rappelle de ce temps, pas si lointain, où une marée de surfeurs avaient pris possession des vagues au quotidien : “Au moins une quarantaine de surfeurs venaient tous les jours, explique-t-il. Des deux côtés du pic, on ne voyait qu’eux. Mais depuis le dernier accident et les messages d’alertes répétés, il n’y en a plus ou presque.”
Le 6 octobre dernier, Vincent Motais de Narbonne était attaqué par un requin. Résultat : une jambe arrachée par les mâchoires du monstre, en quelques secondes. Depuis, les planchistes n’osent plus tenter le Diable, autrefois spot de prédilection pour les surfeurs du Sud. Seuls quelques téméraires se risquent encore à le fréquenter aujourd’hui.

Sur tout le littoral :

Selon Rolland, un pêcheur habitué du coin, de nombreux requins fréquentent les eaux du secteur. “Je vois régulièrement des pointes lorsque je viens pêcher ici. Plus que nulle par ailleurs. Et ce sont des gros requins, je peux vous l’assurer. La dernière fois, j’en ai vu un qui devait peser près de 500 kilos. Ce sont des bulldogs pour la plupart.” Rolland a sa propre théorie sur le fait que les requins aient fait du pic du Diable leur terrain de chasse favori : “Avant, des abattoirs étaient installés près d’ici. Ils déversaient leurs déchets dans la mer, ce qui attirait les requins. Depuis, les abattoirs ont été déplacés. Mais les requins, eux, ont pris l’habitude de fréquenter cet endroit. Et ils y restent. Cependant, il est vrai que ces derniers temps, on en voit de plus en plus.”
Une recrudescence observée un peu partout sur le littoral réunionnais par les habitués de la mer, qu’il s’agisse de surfeurs, de bodyboarders, de véliplanchistes, de plongeurs ou autres chasseurs sous-marin. Une recrudescence pouvant s’expliquer par l’arrivée de l’été qui signe également le réchauffement des eaux. Des requins auraient ainsi été aperçus du côté de Boucan-Canot et de l’Étan-Salé.

Lydie Puyjarinet-Vauquelin, présidente du Jet’ Surf Club, appelle néanmoins à raison garder : “Alerter les gens, c’est une chose, souligne-t-elle. Mais il ne faut pas non plus créer une psychose. Nous avons lancé un appel à la prudence pour que les gens soient conscients du risque de rencontrer un requin. Mais le risque d’accident reste minime. Cela fait plus de vingt ans que le spot du pic du Diable est fréquenté par les surfeurs. Seuls deux accidents y sont à déplorer à ma connaissance. On n’est jamais à l’abri d’un accident lorsqu’on monte dans sa voiture. Et pourtant, on continue de la prendre tous les jours.”

Pour prévenir les risques d’accident, une guérite sur laquelle serait juchée un sauveteur pourrait être prochainement installée sur la plage du pic du Diable. Pour l’heure, les spots saint-pierrois, à l’exception de celui de la jetée, sont orphelins de leurs surfeurs. Dimanche, une compétition de surf sera cependant organisée à Saint-Pierre en l’honneur de Vincent Motais de Narbonne. Ses compères de la planche souhaitent vivement que ce soit le dernier événement dédié à une victime de requin.


 

Le cartilage de requin n'est pas un remède contre le cancer !                                01/01/05  

Halte aux croyances véhiculées par des individus qui vivent royalement du commerce juteux des requins ! La pseudoscience n’a pas sa place en médecine lorsque la vie et l’espoir des patients sont en jeu : voici le message d’un chercheur qui tire la sonnette d’alarme sur l’importance pour les médias de diffuser des informations justes et honnêtes. Il en va autant de la vie des malades que de la survie des squales…

‘Les requins n’attrapent pas le cancer’, un livre écrit par I. William Lane dont la sortie a fait grand bruit en 1993, particulièrement sur la grande chaîne américaine CBS News à l’époque qui n’a pas hésité à lui consacrer une émission complète : une publicité aux retombées dramatiques. En plus d’affirmer que les squales étaient épargnés par le cancer, Lane suggérait que la consommation d’extraits de cartilage de requins par voie orale pouvait être un traitement efficace ! Il basait son discours sur des expériences semblant démontrer que des substances, contenues dans le cartilage des requins, inhibaient la formation de tumeurs et empêchaient celle des vaisseaux sanguins qui alimentent les cellules cancéreuses en oxygène et nutriments. Et de là, tout s’est très vite enchaîné…

Quand le marketing surpasse la science :

La chasse aux requins et le marché noir se sont encore amplifiés. Tout le monde a surfé sur cette vague pseudo-médicale : la télévision, certains médias, et le web qui s’est beaucoup développé depuis, ont contribué à la diffusion de l’information. Une information aux allures de publicité mensongère inacceptable ! Combien de personnes condamnées par la maladie ont-elles repris espoir (mais vidé une grosse partie de leur portefeuille !) pour tenter ce traitement de la dernière chance sans aucun fondement scientifique ?

« Depuis que l’idée d’utiliser du cartilage de requin dans le traitement contre le cancer a été lancée, non seulement on a observé un déclin mesurable de la population de requins, mais les malades du cancer ont aussi été déroutés de traitements prouvés efficaces ! » s’insurge Gary K. Ostrander, chercheur américain au département de Biologie et Médecine Comparative de l’Université Johns Hopkins. Le biologiste s’exprime sur le sujet dans la revue Cancer Research de décembre : il y publie un papier intitulé ‘Cartilage de requin, cancer et menace croissante des pseudosciences’. Dans son étude, Ostrander fournit une quarantaine d’exemples de cas avérés de tumeurs bénignes et malignes chez des requins et des espèces voisines, observés depuis les années 1850 à nos jours !

S’il reconnaît que les squales semblent moins sujets au cancer que les êtres humains, nous devrions en apprendre davantage dans le futur sur les tumeurs que peuvent développer ces animaux. Par ailleurs, le scientifique admet que des composés hautement purifiés à partir de cartilage (des inhibiteurs d’angiogénèse identifiés par des chercheurs) pourraient un jour jouer un rôle dans le traitement des cancers. Mais avant d’en arriver là, d’autres études sont à prévoir : quels sont leur mode d’action, leurs effets potentiels, et la meilleure façon de les acheminer jusqu’aux cellules tumorales ? Car -et c’est bien là tout le problème- le grand public doit comprendre que manger une quelconque poudre de cartilage, même si elle contient une très faible proportion de ces fameuses substances, n’aura absolument aucun effet sur le cancer…